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Atlas des oiseaux migrateurs

Contexte du projet

La migration des oiseaux est restée pendant très longtemps un phénomène inexpliqué et intriguant pour les observateurs. Jusqu'à la fin du 18ème siècle, les naturalistes croyaient que les hirondelles passaient l'hiver dans la vase des étangs, ou que certaines espèces migraient vers la Lune. Avec le temps, les connaissances sur ce phénomène ne sont affinées. Des sites concentrant le passage des migrateurs ont été identifiés, donnant naissance à une discipline, le suivi de la migration active. Ces hauts-lieux de la migration, tels que le col d'Organbidexka au Pays basque (un des trois plus grands sites en Europe avec Falsterbo en Suède et le détroit de Gibraltar) recensent le passage des migrateurs depuis le début des années 1980 selon une même méthodologie. Les comptages qui se répètent d’année en année permettent de calculer des tendances démographiques précises mais aussi d’évaluer l’effet des changements globaux sur les dates de passage des migrateurs. Pour le Milan royal, le suivi du col d’Organbidexka a permis de confirmer l'effondrement des effectifs dans les années 1990 et d’orienter les politiques de conservation pour cette espèce dont la quasi-totalité des individus transitent par la France.

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Figure 1. Nombre de milans royaux comptés chaque année à Organbidexka de 1981 à 2017 (source : migraction.org) © Rémy Bléhaut

De nombreuses autres méthodes de suivi sont employées pour étudier les migrateurs mais la plus connue reste celle du baguage. Inventée au 18ème siècle par Jean-Jacques Audubon, naturaliste américain, le Moucherolle phébi fut le premier oiseau bagué avec un fil noué autour de la patte. Aujourd’hui, les bagues en aluminium sont gravées d'informations nécessaires à l'identification de l'individu (code unique et le centre de baguage d’origine). Plusieurs centaines de bagueurs pratiquent cette activité coordonnée par le CRBPO. Les données récoltées permettent de mieux comprendre la phénologie de la migration, d’identifier les zones de halte et les voies empruntées par les migrateurs. Ainsi les cigognes blanches européennes utilisent deux voies de migration principales pour rejoindre l’Afrique. Les oiseaux d’Europe occidentale hivernent en Afrique de l’ouest, en passant par le détroit de Gibraltar. Les oiseaux d’Europe centrale et de l’Est pénètrent en Afrique par le détroit du Bosphore puis Eilat en Israël pour hiverner dans l’Est de l’Afrique.  

Aujourd'hui, l’utilisation des nouvelles technologies comme les radars, les balises GPS embarquées sur les oiseaux et l’analyse isotopique a déjà apporté de grandes précisions dans l'étude des oiseaux migrateurs. Mais pour de nombreuses espèces, il reste encore bien des questions sans réponse.

 

Contenu

Cet atlas national des oiseaux migrateurs va être composé de deux parties.

Dans un premier temps, nous allons adopter une approche globale dans laquelle plusieurs points seront abordés :

  • histoire naturelle de la migration en France (origine de ce phénomène, définitions, stratégies des migrateurs, orientation) ;
  • suivis de la migration en France (quelles méthodologies, grands sites de suivis) ;
  • migration en France : état des lieux (déroulement de la migration, tendances/évolutions des effectifs, effets des changements globaux) ;
  • méthodologies et analyses de données (suivis de migration active, baguage, données opportunistes) ;

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Figure 2. Traquet motteux en halte sur une pelouse pyrénéenne © Jérémy Dupuy

 

Dans un second temps, les 320 espèces traitées dans cet atlas vont faire l’objet d’une monographie dans l’optique de répondre aux points suivants :

  • Biogéographie de l’espèce en Europe (sous-espèces, aires de nidification et d’hivernage, grandes voies de migration continentales) ;
  • Migration à l’échelle de la France (régions concernées, points de concentration, haltes migratoires) ;
  • Phénologie de migration (dates de passage, décalage phénologique en fonction du sexe/âge, des changements globaux) ;
  • Tendances démographiques et menaces

Contact/coordination : jeremy.dupuy@lpo.fr

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Figure 3. Suivi migration au Défilé de l'Ecluse (74), site emblématique de la migration en France © LPO Haute-Savoie

 

Dossier rédigé par Marie Houlé le 04/01/2018